Ce lundi, la maman du jeune Lucas, qui s'est donné la mort le 7 janvier dernier à Golbey, a pris la parole lors d'une conférence de presse. Une seule et unique pour enfin mettre des mots sur cette affaire, sur son ressenti, sur le calvaire que la famille endure. C'est la gorge nouée qu'elle s'est présentée devant les médias. Selon elle, "ce drame aurait pu être évité". Elle estime que la direction du collège Louis Armand de Golbey, dans lequel Lucas était scolarisé, "aurait pu et aurait dû faire plus".
Pour rappel, quatre mineurs ont été entendus par la justice la semaine dernière dans le cadre d'une enquête préliminaire. Et face à cela, Séverine précise qu'elle ne leur veut aucun mal, bien au contraire, "ce sont des enfants", ajoute-t-elle. Elle espère d'ailleurs que cette affaire leur servira de leçon, qu'ils grandiront et s'engageront dans la lutte contre le harcèlement scolaire. Et lorsque la question du harcèlement que ces enfants subissent à leur tour, elle estime que "cela ne sert à rien, la justice doit faire son travail".
Elle a par ailleurs annoncé vouloir faire du harcèlement scolaire son combat, une fois que la pression médiatique et le procès seront passés. Séverine pense intervenir dans les lieux de vies des enfants et des adolescents pour raconter l'histoire de son fils, Lucas, et ainsi sensibiliser les harceleurs mais aussi les harcelés.
L'occasion également pour la famille de Lucas de rappeler qu'une marche blanche se tiendra ce dimanche à Epinal. Le but étant, bien entendu de rendre hommage à la mémoire du jeune garçon. Sans idéaux politiques. L'avocate de la famille, Me Catherine Faivre précise qu'il n'est "pas question de récupérer la mort de Lucas". Elle demande notamment à ce qu'aucun signe distinctif ne soit affiché par les participants.